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DU PARTICULARISME VERS L’UNIVERSALITÉ,

DE LA CULTURE DU GROUPE – COMMUNAUTAIRE - VERS

L’INTER CULTURALITÉ

 

Dernière Mise à jour de cette rubrique :  mardi, 10. janvier 2012 15:33:49


 

Une expérience en Belgique (Verviers/Liège)

 

Rappel historique

 

L’immigration turque organisée commence en 1964 suite à la signature de l’accord entre la Belgique et la Turquie, initié par la Fédération charbonnière belge. La Wallonie en général et la province de Liège en particulier comptaient des dizaines de charbonnages qui nécessitaient une main d’½uvre importante. L’immigration turque était la dernière vague d’une série qui a commencé par les Italiens en 1947 et s’est poursuivie, notamment, par les Espagnols, Portugais, Grecs et Marocains.

 

Des démarches semi-officielles ont été menées par d’autres secteurs, notamment dans la métallurgie et le textile, pour organiser ou provoquer l’arrivée d’autres travailleurs turcs. Il a y eu également une migration importante sous forme  « touristique » jusqu’en 1974, date à laquelle on a régularisé la situation de ceux qui étaient présents et arrêté officiellement toute nouvelle immigration. Or, il y a  eu pas mal d’immigration depuis, sous différentes formes certes, et de régularisations. L’immigration  continue  à occuper l’actualité  via l’asile, le regroupement familial, les études, le mariage, le « tourisme », …

 

Entre 1964 et 1974, quelques dizaines de milliers de travailleurs turcs sont venus s’installer dans la région. Les premiers regroupements familiaux ont commencé à partir de 1965 mais restaient encore très minoritaires. La tendance s’est accélérée à partir des années septante et surtout après la régularisation de 1974.

 

La Belgique n’ayant jamais eu une réelle  politique d’immigration et encore moins une politique d’accueil (comme c’est le cas dans tous les pays européens), les problèmes se sont posés dès le début. Le premier accueil et la prise en charge ont été assurés d’une part par les syndicats et d’autre part par une initiative de la Province (Service d’accueil et d’immigration). Les syndicats, la FGTB (Fédération Générale du Travail de Belgique)  et la CSC (Confédération des Syndicats Chrétiens), respectivement, socialiste et chrétien,  étaient les fers de lance. Ils ont engagé des permanents turcs qui ont créé des sections turques et organisé les premières activités spécifiques : soirées culturelles, publication de bulletins en turc, célébration des fêtes nationales, etc.

Il faut remarquer que ce schéma était identique pour les autres nationalités, à la différence que dans certains cas, pour les Italiens par exemple, il y avait une collaboration des syndicats du pays d’origine.

 

Historiquement, les syndicats se sont d’abord opposés à toute arrivée d’une main d’½uvre étrangère en arguant que c’était une man½uvre capitaliste pour déstabiliser les syndicats et détricoter les acquis sociaux par la mise en place d’une main d’½uvre corvéable et serviable. Ils se sont rendu compte que cela ne servait à rien de s’opposer purement et simplement, et ainsi se voiler la face. Dans la réalité, les travailleurs étaient bel et bien là et massivement. Il fallait donc incorporer dans le combat syndical ces « travailleurs » qui, par la même occasion, constituaient un potentiel important d’affiliés. Les organisations syndicales ont donc procédé de deux manières, d’une part, en contactant les syndicats des pays d’origine pour une collaboration et, d’autre part, en engageant du personnel (permanents syndicaux) pour s’adresser directement aux travailleurs dans leur langue. Ainsi les travailleurs immigrés se sont affiliés par centaines, voire par milliers. Pratiquement, tous les travailleurs étaient devenus des nouveaux affiliés.

 

Dans le cas des travailleurs turcs, le seul syndicat turc de l’époque (TURK-IS) était pratiquement inexistant en Turquie. Aucun contact ne paraissait possible avec lui, d’autant plus que les travailleurs turcs, qui arrivaient surtout des villages anatoliens, n’avaient jamais côtoyé un syndicat. Ils n’avaient donc aucune connaissance syndicale et le syndicat turc n’avait aucune influence sur eux. Ainsi, les syndicats belges se sont orientés vers l’engagement  de personnel pouvant  maîtriser la langue des travailleurs arrivés. Par exemple, dès le lendemain de la signature de l’accord  entre la Turquie et la Belgique en 1964, il y avait déjà un permanent turc engagé par la CSC qui était basé à Liège mais couvrait toute la Belgique. Il était chargé de contacter, d’accueillir, d’informer, d’affilier ces travailleurs et de réaliser des animations syndicales. Il y avait un bulletin publié en Turc, Turk Bayragi (Drapeau Turc), des permanences, des visites de lieux de travail, des séances d’information, des soirées, etc.

 

Ce travail, assuré pendant des années par les syndicats avec plusieurs sections par nationalité, animées par des dizaines de permanents d’origine, a joué un rôle important dans l’intégration de ces travailleurs et de leurs familles. Mais, malheureusement, il a été progressivement ralenti et enfin complètement arrêté à la fin des années quatre-vingt.

 

Première association spécifique à Verviers

 

La première organisation spécifique (Association Culturelle Turque) est apparue en 1975 à Verviers, avec l’appui des délégués syndicaux.  Cette ville de taille moyenne  (55.000 habitants) était mondialement  connue pour son industrie textile.

 

Les premières familles turques sont venues des villes avoisinantes, notamment de la ville de Liège, pour s’installer à la fin des années soixante et début des années septante, dans l’espoir de mettre ses membres au travail dans le secteur textile, lequel offrait encore des possibilités d’emploi.

 

L’association regroupait quasi tous les travailleurs turcs et leurs familles originaires des diverses régions de la Turquie, qui se retrouvaient pour organiser une vie socioculturelle et solidaire. Les premières activités se résumaient à la célébration des fêtes nationales, de soirées musicale et culinaires. Les contacts ont été établis avec le Consulat turc pour un soutien et pour l’envoi d’instituteurs et d’imams. La mosquée et l’école primaire ont démarré leurs activités.

 

            Pendant ce temps, on assistait à une radicalisation politique en Turquie, entre la gauche et la droite d’une part, à l’intérieur de chaque camp d’autre part. Il y avait presque une situation de guerre civile avec des dizaines de tués tous les jours. La situation était devenue très explosive.

Très rapidement, cette situation politique en Turquie a pesé de tout son poids sur les travailleurs turcs  et des divisions politico-religieuses se sont installées. Chaque tendance (des dizaines) a ouvert « son » association, puis s’est fédérée sur le plan belge et sur le plan européen.

A titre d’exemple, Verviers, qui ne comptait qu’un millier de travailleurs turcs, y compris les membres de la  famille, à la fin des années septante  et début des années quatre-vingt, il y avait, trois mosquées (celle dépendant de la Dinayet, celle des Milli Gorus, des Suleymancilar) avec chaque fois une association pour la gestion. Il faut également ajouter l’association des « Loups Gris » et ses variantes. En ce qui concerne la gauche, diverses composantes de l’extrême gauche ; Dev-Sol, Partizan, Halkin Kurtulusu, et leurs dérivées. Parallèlement, les nationalistes kurdes ont fait leur apparition d’une manière assez spectaculaire, avec des actions musclées.

 

Le coup d’état militaire du 12 septembre 1980 a aiguisé ces contradictions par le fait que beaucoup de militants de ces divers mouvements se sont réfugiés en Europe. Ils ont pris la tête de ces mouvements et les ont rendu plus radicaux encore.

Cette situation a fait en sorte que, d’une manière générale, la communauté* vivait repliée sur elle-même en réglant ses comptes. Parce que tous  ces  mouvements se chamaillaient pour contrôler cette communauté, poursuivant l’objectif, d’une part d’organiser le financement de leur mouvement, d’autre part de peser sur la politique en Turquie.

 

Toute la conduite était dictée par les événements en Turquie. Ainsi en interne,  elle est devenue l’une des communautés les mieux organisées, mais elle a connu de grosses difficultés pour son intégration et son ouverture. Parce que tous ces mouvements avaient intérêt à les maintenir ensemble, pour mieux les galvaniser et conditionner. L’ouverture à la société d’accueil les gênait beaucoup.

 

Les autorités locales avaient des difficultés à entrer en contact et à comprendre la problématique interne. Les différents mouvements allaient parfois les trouver pour solliciter leur soutien par rapport à une position politique en Turquie ou pour contrecarrer l’adversaire politique. Les collectivités locales étaient embarrassées par cette situation, d’autant plus que le conflit se déroulait parfois sur la place publique. La population belge réagissait très négativement sans comprendre ce qui se passait exactement.

 

Par la force des choses, l’Association culturelle turque a été désertée. Il ne restait que quelques sympathisants principalement de la gauche. Elle a pris des initiatives pour être reconnue par les autorités locales et le Ministère de la culture. Ce qui a été acquis en 1980. Elle a participé à quelques projets dans ce cadre avec les autorités politiques locales et les mouvements « belges », mais elle manquait cruellement des moyens pour être efficace. En 1984, les responsables ont décidé de fusionner avec une nouvelle structure (Turk-Danis) qui venait d’être créée, également, avec l’implication de ces mêmes responsables.

 

Lancement de Turk-Danis (Centre turc d’information)

A.S.B.L.(association sans but lucratif)

 

En 1983, un groupe de syndicalistes et  de militant de gauche  ont lancé une nouvelle expérience. Ils ont voulu casser le « cercle infernal », s’ouvrir à l’extérieur, tourner les regards vers le pays d’accueil, changer l’ordre du jour, faire des projets d’insertion, etc. Bref, il fallait donner des nouvelles perspectives, constituer les moyens d’une intégration et d’une insertion en Belgique, c'est-à-dire investir dans l’information, la formation, dans l’éducation en acceptant les principes d’une société démocratique et laïque. Dans ce cadre, organiser des activités diversifiées qui s’adressent à toutes les tranches de la communauté, et qui se placent  au-dessus des divisions liées au pays d’origine.

 

Plusieurs sections ont été mises sur pied à Bruxelles et en Wallonie. Elles se voulaient être une interface, une fenêtre ouverte entre les différentes cultures. L’association a été accueillie très favorablement par les différents pouvoirs publics belges. Elle a introduit des demandes pour un agrément comme un  service général  d’éducation permanente pour adultes et comme un centre de formation dispensant notamment des formations de français langue étrangère.

Il y avait également un service de traduction, des permanences sociales, des activités culturelles, une Ecole de Devoirs (aide scolaire), etc.

 

Vu qu’il était reconnu et financé uniquement par les pouvoirs publics belges et le Fonds Social Européen, les autorités consulaires turques ont d’abord accueilli l’initiative avec beaucoup de méfiance mais, progressivement, elles ont reconnu et accepté le fait que Turk-Danis rendait véritablement un service aux Turcs, et répondait aux besoins réels des personnes. Tout en gardant son indépendance, l’association a développé un contact fructueux avec les services consulaires.

 

 

Au début des années 1990, Turk-Danis a commencé à montrer toutes ses limites et ses faiblesses, en terme d’objectifs, d’organisation, de gestion et d’adaptation. Durant la même période la Belgique s’est fédéralisée sur le principe régional : Wallonie, Bruxelles, Flandre, et communautaire ; francophone, néerlandophone et germanophone, avec des compétences différentes. Les différentes sections locales dépendaient maintenant d’autorités politiques différentes, ce qui rendait difficile la gestion et l’organisation des actions. Or le schéma organisationnel de Turk-Danis restait national. Il fallait donc adapter les structures à cette Belgique fédérale en les rendant plus souples et plus dynamiques. Il fallait également professionnaliser les structures et développer un nouvel management.  Nous devions aussi revoir nos objectifs vers plus d’ouverture, ne plus cibler uniquement les turcs, mais aussi les autres communautés dans une démarche d’inter culturalité.

Il faut aussi remarquer que les divers mouvements turcs ont commencé à s’essouffler. Les travailleurs turcs voulaient « se libérer ». L’objectif premier n’était plus la politique en Turquie, mais leur avenir en Europe.

 

 

Refondation de Turk-Danis et passage aux SIMA (Service d’intégration et d’insertion, mission action)

 

En 1997, nous avons décidé de créer 3 entités (Bruxelles, Charleroi et Verviers) juridiques distinctes, toujours sous forme d’A.S.B.L. Chaque entité avec son AG (assemblée générale) et son CA (conseil d’administration), tout en donnant un rôle de coordination de réseau au SIMA Bruxelles (Réseau des SIMA), dans lequel chaque région est représentée dans les deux organes.

 

L’adaptation aux structures fédérales a bien fonctionné et chaque entité a obtenu son agrément dans le cadre des compétences régionales ou communautaires. Il y avait maintenant une clarté, une transparence et une efficacité au niveau de la gestion. Il y a eu une démarche pour la qualité et la professionnalisation du travail social pour répondre à tous les  critères imposés par les différentes législations.

 

En ce qui concerne l’objet social, il s’avérait nécessaire de dépasser les limites de la communauté turque, s’ouvrir aux autres, développer des activités qui s’adressent à d’autres afin de créer des lieux d’échanges interculturels, de promotion de la mixité. Développer les notions de citoyenneté, relier le spécifique au général. D’où le changement de dénomination et l’ouverture. C’est la troisième étape d’une évolution, d’un processus d’intégration. C’est l’idée de créer des espaces communs d’expression, de valeurs, de connaissance, de savoir, de savoir-vivre…

 

 

 

 

 

 

SIMA VERVIERS

 

- on public, ses services et ses activités

Le public visé est toutes les personnes socio économiquement, culturellement et politiquement défavorisées ou exclues. Femmes et hommes de toute origine, tout âge (à partir de 6 ans). Les activités et les services sont organisés en fonction des catégories ciblées.

 

Les actions d’insertion socioprofessionnelle :

 

 

1- Formations de français langue étrangère, incluant des cours de citoyenneté et de connaissance du milieu institutionnel et marché de l’emploi, à destination des demandeurs d’emploi, trois niveaux étalés sur 2 ans, avec l’objectif de préparer la suite de leur parcours professionnel via des stages en entreprise et un accompagnement psychosocial. 50 apprenants annuellement.

 

2- Formations d’initiation à l’informatique et à l’Internet, toujours à destination des demandeurs d’emploi et autres personnes fragilisées. Environ 300 personnes par an.

 

3- Formations de préparation théorique pour Permis de Conduire, également pour demandeurs d’emploi. 120 personnes par an.

 

 

4- Modules d’orientation professionnelle pour demandeurs  d’emploi qui n’ont aucune qualification professionnelle. 20 personnes par an. Toutes ces personnes bénéficient d’un contrat de formation établi par le FOREM (Organisme public de la Formation et de l’Emploi) durant les formations, avec la prise en charge de leur frais de déplacement, de crèche, et un euro par heure de formation.

 

Les actions d’inter culturalité, d’éducation permanente :

 

 

1- Un Service d’information et soutien socioculturel ; permanence, médiation, écrivain public, traduction, information, orientation, écoute, aide administrative, centre de documentation ciblé sur les thématiques des nos activités, organisation des  soirées et des fêtes multiculturelles, animation des groupes, etc.

C’est un Service à un rayon d’action fort large qui attire quelques milliers personnes par an.

 

2- Activités spécifiques à destination de la communauté turcophone (turc, azéri, bulgare, bosniaque…) ; séances d’information et de sensibilisation (en turc) sur la santé, l’éducation, la politique, le social, la culture... Environ 500 personnes, dont de nombreuses femmes, sont concernées.

 

3-  Activités de soutien scolaire et de lutte contre l’échec scolaire pour les enfants et adolescents, ateliers créatifs, de découvertes, de loisirs. 55 enfants et ados les fréquentent quotidiennement.

 

- Fonctionnement et personnel

 

C’est une association sans but lucratif (ASBL) de droit belge, avec une Assemblée Générale  composée de 10 membres ( d’origines diverses), un  Conseil d’Administration composé de 6 membres et un organe de gestion (directeur). Elle emploie 15 personnes sous contrat de travail, plus 5 volontaires. Le personnel réunit toutes les compétences nécessaires pour la réalisation de l’ensemble des actions ; pédagogue, formateur, sociologue, assistant social, informaticien, éducateur, etc.

 

- Reconnaissance et financement

 

Elle est agréée comme organisme d’insertion socioprofessionnelle, comme service local d’éducation permanente, comme initiative locale pour l’intégration des personnes étrangères ou d’origine étrangère, comme centre d’initiation aux nouvelles technologies de l’information et de la communication et comme Ecole de Devoirs. Dans le cadre de ces agréments elle reçoit des subventions des entités fédérées et du Fonds Social Européen. Ce sont des subventions de fonctionnement et du personnel. Elle travaille par conventions avec des organismes public et privé, comme le FOREM (office régional de l’emploi et de la formation), les partenaires sociaux, les Agences d’Intérim…

 

- Rapport avec les pouvoirs locaux et représentation

 

Dans la suite de ce qui est écrit ci-dessus, nous sommes devenus un acteur important, voire incontournable pour les pouvoirs locaux, et aussi pour les autres niveaux de pouvoirs (fédéral, régional, communautaire). Nous sommes représentés dans les différents organes de consultation et de concertation auprès des pouvoirs locaux, régionaux  et fédéraux sur les questions liées à nos domaines d’activités, particulièrement  l’intégration des personnes issues de l’immigration. Nous avons, également, des mandats aux niveaux des instances de gestion des organismes parapublics ou paritaires,  créés à l’initiative des pouvoirs publics.

Il faut ajouter aussi notre présence dans toutes les coordinations, les plates-formes et les fédérations dans le cadre des activités.

 

- Rapports avec les autorités consulaires turques,

 

Nous représentons une initiative indépendante des autorités turques. L’association est une création du droit public belge. Au début, la méfiance était de mise, les autorités consulaires étaient attentistes. Mais par la suite, des contacts furent établis, elles ont visité notre Centre, déjà à l’époque de Turk-Danis. Elles ont bien compris l’important travail réalisé au profit des travailleurs turcs et de leurs familles, qui en avaient largement besoin. Un travail professionnel, objectif, neutre et indépendant de toute considération idéologique et politique. Depuis, nous gardons des rapports « amicaux » basés sur une collaboration réciproque en terme d’échange d’informations utiles pour le travail quotidien et des  démarches communes pour la résolution des problèmes, etc.

Il n’y a aucun lien organisationnel, financier ou juridique entre notre association et ces autorités.

 

Necati CELIK

                                                                                             Administrateur- Directeur de SIMA

 

*Communauté : groupe social ayant des intérêts, objectifs et valeurs communs ; soumis à des règles communes, etc. Le terme est utilisé, faute de mieux, par facilité et il n’a pas une signification politique et idéologique. En tout cas pas dans le sens d’un communautarisme.



 


 
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